L  E  S     A  R  T  S     D  E     L  ' E  C  R  I  T



  

Vient de paraître aux Editions de La Croix Bénite !

 

Jacques Breyer – Le Haut-Lieu, l'Octogone; "Clef des 8 Béatitudes".

52 pages - relié - format 14,8 x 21 cm - 20 €.

ISBN  979-10-93717-18-0.

 

Deuxième tome de la nouvelle collection : " Connaissances Métaphysiques", dont l'objectif est de poursuivre la Transmission initiée par Jacques Breyer, au château d'Arginy, en juin 1952.

 

Cet essai se propose de désocculter l'octogone, une géométrie opérative qui a servi à Jacques Breyer pour contacter de grands Initiés du passé dans une des tours du château, appelée la Tour des 8 Béatitudes.

 

 

Il en ressort une connaissance des lignes de conduction des forces au sein de cet octogone pour mettre en meut la Matière.

 

 

 Une Aimantation de la Puissance Occulte Naturelle, bien menée par un Rituel en Harmonie avec la Loi de Création, est gage de réussite en Cabale. Ce qui est un facteur d'Attirance pour faire descendre la Puissance d’En-Haut dans la Puissance d’En-Bas au travers de ses Limites. C’est donc à l’Initié de Communier avec ces Lieux propices à la Haute-Science, de savoir les dénicher, mais encore de sentir de quelle Nature chacun se trouve « Signé ».

 

Dans ce Dialogue avec Isis, l’Homme doit être Amour avec sa Mère qui le Nourrit et auprès de qui il s’Alimente pour renforcer son Vif Argent ; d’où l’Arcane du Précieux Sang, cher aux Templiers. Cependant, pour Dominer et Contraindre ces Forces Occultes Naturelles et « Vierges », celui-ci doit être Prêt intérieurement et sans Crainte pour lever ces Courants, et établir une Alliance, à tout le moins sachant créer des Écrans de Protection lors de ces « Contacts », pour ne pas être submergé par ces Ondes émanant de la Nature.  

 


 

Editions de La Croix Bénite.

 

Jacques Breyer – Le Cycle initiatique de 7 ans.

52 pages - relié - format 14,8 x 21 cm - 17 €.

ISBN   979-10-93717-17-3.

 

 

C’est en 1983 qu’Albert Champeau connut son « Grand Carrefour » avec la rencontre de Jacques Breyer. Aussitôt, ateliers de Métaphysique, puis, rapidement, amitié et engagement indéfectible. Depuis, il est à l’origine de la réédition de livres épuisés de Jacques Breyer, ainsi que de la traduction et publication de Terre-Oméga en langue espagnole. Cela fait une vingtaine d’années qu’il transmet à son tour la Métaphysique en atelier et qu’il collabore à différentes revues ésotériques en France comme en Espagne. Ce livre sur le « Cycle Initiatique de 7 ans » consacre la naissance d’une collection. Son objectif est de reprendre le Flambeau de la diffusion des « Connaissances Métaphysiques » et de « Désocculter l’Occulte », ce qui est fondamental en ces Temps apocalyptiques.

 

 

 

Sans aucun doute, les Hauts Dignitaires Templiers étaient maîtres dans l’Art opératif et la magie, et parmi les exigences initiatiques requises pour devenir un Chevalier confirmé, ils devaient vivre « en nomade », comme les tsiganes ou les rémouleurs, confrontés à des Travaux d’Affinage, et rester ainsi sept ans au service complet du Temple. Car le but était de se consciencialiser par la Rigueur dans la Lumière de Dieu. C’était un devoir, une discipline de réception et un engagement essentiel, imposés par le Sentier Initiatique.

 

Toutefois, le Postulant n'était pas obligé de se déplacer continuellement pendant ces sept années, cheminant d'un endroit à un autre comme les ménestrels ; celui-ci pouvait tout à fait vivre durant ce temps dans le silence et la solitude, retiré du monde, dans une cellule de monastère, un lieu retranché sur la montagne ou dans un ermitage comme le pratiquaient certaines confréries religieuses qui vivaient hors de leur règle, voir même dans une tour comme ce fut « Réclamé » à Jacques Breyer en Arginy pour être en mesure de Recevoir la Révélation.

 

Cette Règle d’Architecture Naturelle, habitude du Sentier, se retrouve partout Présente parce qu’il y a Répercussions de la Loi, Unique, à l’Infini. Toutefois, sur le Sentier, la rapidité et l’intensité d’Évolution de l’Homme en Voie Sèche, au travers des différents Paliers de ce Jeu Alchimique Anoblissant, dépendent bien évidemment de l’Élévation de ce Pèlerin dans les Loges Adamiques d’Appartenance. Il y a donc une « Vitesse » idéale qui rythme l’Ascension Verticale d’un Initié appartenant à l’Axe des Architectures, et des « Vitesses » moindre d’accommodement, correspondant plus à l’Évolution des Disciples, ramifiés par conséquent à l’Axe du Maître.

 

Dès lors, si Jacques Breyer a été pris en « Charge » pour 7 ans dans le Haut-Lieu considéré qu’est le « château Alchimique d’Arginy », obéissant ainsi à la Loi Divine de Haute Vérité d’Architecture, c’est parce que cette Durée correspond à une Mesure Architecturale du Cheminement de la Lumière, donc à un achèvement initiatique cyclique, une perfection dynamique, celle de l’Élévation de l’Être qui a Hérité d’une « Langue de Feu » particulière, exprimée en 7, en lui-même. Cette « Mesure » correspond à la Progression de cette Lumière intérieure chez l’Artiste

« entrepris », favorable à la Révélation de son Rôle à jouer dans cette incarnation, et dès lors, de la Lumière qu’il se devait de Répandre en tant que Missionné.

 

 


 

Editions Le Bibliophore

 

Jacques Breyer et la VOIX SOLAIRE.

126 pages - broché - format 14,8 x 21 cm - 17 €.

ISBN  979-10-93717-15-9.    

 

Ce tout nouvel ouvrage présente l'intégralité des textes écrits par Jacques Breyer dans la revue « La Voix Solaire », une revue d’obédience Templière, fondée par Jacques Breyer et un groupe d’amis du Sentier, publiée par l’association Histoire et Tradition de Paris.

 

Née dans le sillage des révélations templières d’Arginy et de la création de la Grand Loge Nationale Française : Opéra, Jacques Breyer publiera jusqu’en hiver 1964 un certain nombre d’articles en nom propre et sous le pseudonyme de Radour.

 

 La Voix Solaire était composée d’un collectif d’auteurs d’excellente renommée, tels que Pierre Mariel, Serge Hutin, Jean Groffier, Jean-Pierre Bayard, Robert Mercier, Louis Arnould de Gremilly, etc… Le Directeur de la publication : Roger Belard du Plantys, l’animateur du Cercle Roger Durand.

 

Jacques Breyer a écrit dans cette Revue jusqu'en 1964, soit dans les 11 premiers numéros. Le Bibliophore s’est fixé cette base de données pour ce recueil historique. Quelques citations d’articles écrits par des auteurs qui sont en consonance avec la sensibilité métaphysique de Jacques Breyer viennent étayer ce livre historique. Pierre Mariel, Jacques Duchaussoy, et Arnould de Gremilly, ponctués par des Paroles et des Pensées, glanées au fil de ces numéros : Maître Philippe, Cagliostro et Eliphas Levi, Louis-Claude de Saint Martin, Bernard de Clairvaux...

 

« Cette revue n’est pas celle d’une chapelle, mais celle d’une équipe que nous voulons former avec tous les « hommes de désir ». Le Comité de rédaction – Février 1961. L’Objectif était double : 1° Donner à tous le moyen d’accéder au Sentier, en exposant, expliquant, analysant tous les éléments de la Connaissance. 2° Engager un dialogue permanent avec tous les lecteurs, leur demandant d’écrire pour dire leurs désaccords ou approbations, sans aucun « tabou ».

 

– « Les membres d’Histoire et Tradition qui appartiennent aux milieux sociaux les plus divers, ont pour souci commun de contribuer à une actualisation de la Connaissance Traditionnelle qu’ils considèrent comme le fondement essentiel de tout progrès humain. Ils consacrent leur temps libre et leurs ressources disponibles aussi bien à des études d’ordre historique et initiatique, qu’à l’entretien ou la reconstruction de monuments abandonnés, ou encore à l’édition d’œuvres anciennes et modernes qu’ils recherchent, rédigent ou traduisent, au service de leur idéal. Histoire et Tradition prête gracieusement son concours à tout groupement agissant dans la ligne de pensée solaire, et son aide à tout isolé qui s’en réclame. … Notre titre est en soi tout un programme. Il convient de ne jamais l’oublier tant c’est essentiel. Jean Guehenno citait une phrase-clé : « Quiconque est de la vérité écoute ma voix ». Il citait également la « Prière au Soleil » d’Apollonius de Tyane : «... la parole de Jésus me paraît être la définition non seulement de lui-même, mais de l’homme même, de tous les hommes. – Rendre témoignage à la vérité, c’est notre vocation et notre royauté...» C’est à l’esprit de vérité « qui ne peut jamais mourir », qui est de tout temps et de tout lieu, que nous dévouons nos forces...

 

 


 

 Editions Le Bibliophore.

 

Jacques Breyer et le Tarot des Grands Peintres.

220 pages - broché - format 14,8 x 21 cm - 25 €.

ISBN  979-10-93717-14-2     

 

 

 Cet ouvrage s’appuie sur l’œuvre de Jacques Breyer pour présenter le « Tarot des grands peintres », une imagerie qu’il a créée à partir de tableaux de maîtres de la Renaissance, du Baroque, du Romantisme et des Primitifs Flamands.

 

Ces tableaux originaux ont été retrouvés et sont ici commentés tant au niveau artistique que métaphysique.  Breyer n’a cessé de rappeler que le recours aux arts permettait de rester accessible au plus grand nombre. Par les Arts, le passé demeure. La Lumière survit, les Ténèbres disparaissent. Le Vrai s’impose avec le Temps, le Faux est balayé.  

 

 

Héritage du passé, le Tarot est le plus grand Viatique que l’Antiquité nous ait transmis. Au-delà de la divination de premier degré, le Tarot a une origine et une Armature métaphysique. Il est souché au Grand Arcane, une Étoile à 6 branches et à 22 segments, qui est la Clef de l’Univers, synthétisant sous une forme imagée, un Enseignement et un Chemin initiatique qui est la « Lumière » de l’Humanité.  

 

Codifiés par le « Trait », ces 22 segments sont par conséquent la source inspiratrice des 22 lames majeures du Tarot, puisqu’ils circonscrivent tout ce qui peut arriver à l’Homme. Les Nombres et les nominations traditionnelles des différentes Lames en témoignent. L’Homme est donc un Tarot vivant, un Tarot colporté.  

 

Par conséquent, le Tarot s’interprète "mediumniquement", en montant dans l'Univers Astral qui nous régit.  Dans cet ouvrage très documenté il est donc présenté la Méthode de tirage forgée par Jacques Breyer ainsi que ses Manipulations comme un Outil se voulant un Violon, pour qui saura en Jouer…

 

En réalité, c’est la densité de l’Entité qui consulte l’Oracle qui s’empare de « l’outil », consulté et consultant ne faisant qu’un couple.   Il est un fait que si l’Inde Ramique a été le foyer d’émission de cette Sagesse éternelle, il y a plus de 4000 ans avant J+C, pour la civilisation chrétienne occidentale, l’Égypte est le trait d’union le plus proche et le plus influent dans l’espace et dans le temps.

 

Cet Enseignement initiatique est donc l’Œuvre de sculpteurs, « tailleurs d’images », qui fixèrent dans la pierre égyptienne cette « roue de la vie », notamment avec les cynocéphales d’Abou-Simbel, tout un langage hermétique et sacré. Il y a une Continuité certaine entre le Livre de Thot de l’Égypte antique et l’Arbre du Thot de Jacques Breyer.  

 

Ce premier ouvrage met en lumière Le Bateleur. Quelque part, Le Fou en puissance et en devenir, l’alpha et l’oméga dans l’Arbre du Thot. Breyer a choisi pour le représenter un Arlequin, éminemment satirique et surtout porteur de Sens, lequel, sous couvert du spectacle, du déguisement, de la virtuosité, de l’habileté, de l’artifice et de la malice, s’adresse aux spectateurs de la comédie humaine pour les éclairer par l’humour et la dérision sur la Réalité.  

 

Créant aussitôt une Possibilité d’Admiration intime, voire de sentiments narcissiques, dont notre « illusionniste » n’a aucune raison de se priver pour éblouir au risque de s’éblouir – ce qui ne serait que « poudre aux yeux » et ne pourrait être, au seuil du Chemin de Transformation, que son premier Piège, sa Forge de base, une épreuve d’Illusion, dont il serait lui-même l’acteur principal – l’Arlequin qui cherche la sagesse de la Lumière et la compréhension à l’extérieur comme à l’intérieur de son univers symbolise la créativité : la création de soi par soi.  

 

Ses qualités sont la volonté face à l’inertie, le mouvement sur le Fixe, l’ardeur du feu intérieur sur l’eau stagnante, et l’idéal et la foi sur l’obscurantisme du mécréant. Portant le numéro de l’Unité, l’Arlequin–Bateleur est au commencement de tout, il contient la totalité en puissance. Il est à l’image de ce qu’il porte en lui : l’affirmation de ce Moi-Absolu par le pouvoir créateur du Point Originel qui émerge du Néant.  

 

Un livre original et dense.

 


 

 Editions Le Bibliophore – Essai de métaphysique.

 

112 pages - broché - format 12 x 19 cm - 10 €.

Editions Le Bibliophore - ISBN 979-10-93717-07-4

 

Ce livre prétend désocculter l'Occulte, donc, à tout le moins : d'ouvrir le Sens, de commenter les symboles, pour prouver à la face de l'obscurantisme que, derrière les mythes et les légendes, derrière les paraboles, il y a toujours une Connaissance, il y a un message plus élevé que la Lettre des choses, il y a la proposition d'une émancipation personnelle, l'autonomie de pensée, la présence de la Transcendance et un Sens à la vie. Ce qui doit déclencher "l'insurrection des consciences".

 

Dans ce texte, la métaphysique est bien la Proposition pour s'arracher de son chaos intime, elle est un moyen de devenir créateur de soi-même, à notre tour, dans nos limites. C'est une libération par la lucidité et le travail spirituel, cet Effort en Dieu qui, par l'exercice de cette "ascèse mentale" démontre notre vraie Valeur. 4 thèmes abordés : L'enjeu du Jeu, Le vrai visage de la Loi, Le Vide, dynamique d'éveil et Les nécessités du Mal.

 

 

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Loi n'est pas celle que l'on croit. Tel Janus bifrons a deux visages, la Loi divine cache son vrai visage. Suivant sa propre logique, l'Homme fait de la Loi divine une adaptation bon enfant. Prenant ses désirs pour des réalités, l'Homme rêve sa justice. Pour satisfaire ses limites, il se projette dans une vision qui le rassure. Mais il en est tout autrement. La Loi divine est divine et non pas humaine. Elle a ses Raisons que la raison ne saurait connaître ; l'existence tenue par l'Homme n'est qu'une Conséquence de la volonté occulte de son créateur. Conséquence inéluctable, la créature ne détermine pas librement les Règles auxquelles elle est soumise.

 

Le propos de ces pensées était de clarifier et d'apporter du Sens à ce qui sous-tend le Vivant. Parce que l'ignorance de sa Cause métaphysique fait vivre sans raison. S'interroger est le premier Devoir de l'Homme, car il vaut mieux Connaître qu'ignorer, pour mourir sans Comprendre. L'ignorance est la nuit de l'être, c'est son aveuglement, l'échec duquel on ne tire aucun soleil. Sans lucidité sur sa Condition humaine, sur les Pièges qui bordent la Route, et sur les illusions qui nourrissent les faiblesses, l'Homme ne peut s'élever jusqu'aux cimes et vivre une possible Plénitude.

 


 

Editions Le Bibliophore - 2015 - ISBN 979-10-93717-02-9

Roman. 

192 pages - broché - format 12,5 x 21,5 cm - 14 €.

 

Après un avertissement aux lecteurs, qui est déjà en soi tout une anthologie, tout commence par une marinade introductive, genèse du héros, Lancelot de la Mer. Le fils du véritable capitaine Troy et de sa très sainte mère, le sosie de la vierge Marie, mais l’immaculée en moins.

 

Voici une saga à la Pagnol dans un décor à la Cézanne, pour arriver, tout en subtilité, à une fin à la William Blake. Sans mortimer, évidemment… C’est un peu une « histoire sans fin » dans laquelle nous sommes plongés dès la genèse jusqu’à la survie de l’Être. Ce sont des souvenirs d’enfance tout à fait charmants et grandioses, c’est le Midi et ses paysages, gorgés de soleil et de quelques senteurs de vertes bruyères quelque peu sataniques, ce sont de grands tableaux sur la magie de l’histoire du monde, présentés comme dans un sketch comique, c’est une vie de couple, tout à fait enchantée, partagée avec l’inattendu et le surnaturel.

 

 

Voici donc, et c’est bien mérité, une aventure à couper le Souffle. Un voyage qui ne peut qu’être intense et intéressant, décrit avec une gouaille, un champ lexical et un réseau sémantique à dormir debout. Comme nous dit l’auteur : cette histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre… C’est à la fois burlesque et métaphysique. Féérique même. Mais tellement drôle… Avec ce livre, Albert champeau affirme et confirme son style et son humour unique et surprenant. Se démarquer revient à créer, à faire bouger la norme, et la littérature a assurément besoin de nouveauté et de prise de risque pour aller de l’avant. Un livre plaisir. Intelligent. Qui ne gémit pas sur soi ni sur les tourments du monde, mais qui permet justement d’oublier ce quotidien, de s’évader, voire de s’envoler, en chantant Boby Lapointe ou l’Ave Maria…

 


 

Editions Le Bibliophore - 2013 - ISBN : 978-2-322-03171-9

Nouvelles.

216 pages - broché - format 13,5 cm x 21,5 cm - 17 €

 

 

Voici 6 récits absolument « divins » et complètement déjantés qui renforcent, avec humour, l’idée que la transmission de la vie est « éjaculatoire ». Un voyage nulle part, si ce n’est au cœur des tabous et des idées les plus saugrenues. Une littérature « couillarde » et contemporaine, qui apporte ce petit sourire intérieur de complicité et de bonheur dont on a tant besoin. Un livre plaisir.

 

" Parce que l'humanité est belle et qu'en tout être bat un cœur débordant d'amour, il est bon se rappeler que l'erreur est humaine et l'absurdité aussi." Un nom particulier pour une illustration qui l’est tout autant, Voyage en absurdie est une balade au paradis à travers 6 récits & 7 personnages tout aussi loufoques les uns que les autres. L’écriture aérée et légère – les idées s’enchainent facilement sans tomber dans une linéarité pesante – puise sa force dans l’alternance entre des passages familiers voire vulgaires, et des passages plus soutenus.

 

 

Cette écriture presque théâtrale, surtout quand elle est lue à haute voix avec une diction adaptée, rappelle parfois des dialogues tels que ceux de L’idiot de Dostoïevski ou ceux qui parsèment le déroulement – jugé pervers – des Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos.

 

Voyages en Absurdie, c’est une joute verbale de rime et des phrases courtes, plutôt chocs que chic, évoquant des situations assez particulières ou l’érotico littéraire domine en grande partie. L’un des thèmes central de ce voyage qui malgré son nom complet ne peut-être qualifié d’absurde, concerne la religion, dans des situations plutôt saugrenues. Rien ne sert de chercher à comprendre le pourquoi de ces péripéties, mieux vaut profiter de l’extravagance qu’elles déploient tout au long de leurs récits histoire d’apprécier cet ouvrage parfois exalté.

 


 

Editions BSC Publishing Editions - 2010 - ISBN 978-2-35835-016-7

Roman.

224 pages - broché - format 12 x 19 cm - 18 €

 

 

 

 

 

 

Ce texte met en scène dans une dramaturgie paroxysmique les passions et les vices des hommes, leurs coups de sang, les dégâts occasionnés et leur purgation expiatoire. Différents tableaux décrivent dans un décor dantesque des personnages romanesques, hauts en couleur, teintés d’humour et de gouaille rabelaisienne, voire submergés d’amour et d’érotisme. Un voyage en absurdie submergé par le monde obscène de l’éros.

 

 

 

 

 

L’écriture est exaltée à l’extrême. Le goût du verbe omniprésent. La plume vigoureuse, jouant de calembours lyriques et autres divertissements stylistiques. Avec une prose enflammée et incantatoire, le verbe chante une sorte de chant allégorique et érotique où la bête à Bon Dieu est loin d’être une coccinelle… Il s’agit d’un homme. Il n’a qu’une arme magique : son muscle mâle. Son origine : la faute. Bien sûr, celle des autres. Son déterminisme : les femmes. Sa liberté : la révolte. Donc, la licence. Finalement, un destin de bouc émissaire. Avec une folie héroïque, divagant d’orgies et d’extravagances pour coïts exaltés, il tient le premier rôle : celui de victime de choix. En vedettes américaines : des femmes en rut, et leur produit : l’homme. En vedette espagnole : une sirène et son pistil. Tout est dit de sa vie affective et de son destin : putain et maman seront son horizon alternatif. Sa vie : un théâtre. On n’y jouera qu’une seule représentation : la maman, la putain, et le petit cochon. Que du karmique. Dieu est le régisseur du théâtre, il compte les points et attend l’inéluctable.

 

Tout autant lumière que ténèbres, la maîtresse interdite incarne le canal de la prostituée. « la louve » satanique. Voici l’enjeu diabolique de la tentation ; sûrement les atours du piège pour creuser les instincts jusqu’à l’idéal. C’est la femme des grandes apocalypses. Un péché ambulant. La « maman », épouse-mère, incarne quant à elle une sorte de matrona honesta et pudor qui défend l’ordre établi et castrateur par tous les moyens prostituables, toujours au risque de se perdre. Confronté à ces deux archétypes ennemis, l’homme qui reste désespérément peccable succombe aux secousses de la viande dans un délire érotique. Les femmes conduisent l’intrigue en reines phalliques, rivalisant de séduction et d’envoûtement pour conserver le monopole de l’utérus. C’est donc une histoire de bonnes femmes au cul percé et à la toison humide, infestées de mille démons, dans le quel notre héros quasi métaphorique se retrouve par déterminisme confronté aux bonheurs et aux affres de la transgression.

 

L’unité de lieu se situe dans l’ordinaire du vécu, un univers à la six-quatre-deux abandonné aux vices abrasifs et cyniques d’un idiot égocentrique, dont les interventions déclenchent les bas-fonds de la personnalité, les péchés capitaux rampants. C’est dans ce bain de chaos de noces animales que se joue ce combat entre pureté et perdition. Dans une relation d’anéantissement où l’issue purificatrice sera tarpéienne. Dans cette histoire de dingues, les renversements sont inattendus, magiques, et inéluctables, puisque chacun est conduit par où il pèche, terrassé dans ses propres perversités, aux confins de l’excès, tout près de Dieu. Finalement, ce conte de fées, embrumé d’un subtil voile de sperme vaporisé, se termine comme il avait commencé, sur une condition engloutie.

 

Traçant une voie qui irait vers la liberté, par excès de liberté dans la licence et, par plaisir retourné, dans la mystique de soi, l’homme peut surgir à l’horizon de l’Autre, où l’Autre n’est que le tragique sosie qui lui renvoie un plaisir redoublé en écho. Dieu. La Chute à l’histoire. Même si l’amour reste l’unique certitude, une fondamentale de vie, ce morceau de vérité demeure souvent la révélation de deux solitudes qui généralement se suffisent à elles-mêmes, comme un vain jeu de miroir. Souvent encore, comme le revers d’une peau de chagrin, il peut être subversif selon l’usage, parce que création et destruction se fondent dans l’acte d’amour comme deux vrais jumeaux Chaque passion fait vivre et croître. Engage et détruit toujours. Heureusement pour les Autres, le bouc est là comme un agneau, en l’absence de ses frères, né sans espoir ni terreur, pour assumer le châtiment d’avoir été créé pour le meilleur de tous, uniquement pour cette vilaine chose. Comme disait Thomas d’Acquin, définissant Satan, la « bête » se justifie par ce que Dieu veut en faire, et ce, quelle que soit sa nature : sacrifiée, tentatrice, ou animale, Finalement, un « moyen » de rédemption.

 


 

Editions BSC Publishing - 2008 - ISBN 978-23-58350-12-9

 

Editions Le Bibliophore - 2014 - ISBN 979-10-93717-00-5

Nouvelles.

120 pages - relié - format 14,8 x 21 cm - 19 €.

 

 

Voici un recueil d'une vingtaine de nouvelles, construites comme des sketchs irrationnels, remplis de jeux de mots et d'élans poétiques, que se partage un sentiment d'insurrection ou d'insoumission au monde. 120 pages révolutionnaires pour la beauté du geste, pour prendre sa destinée en mains, pour s'appliquer un mode d'être absolu et ne pas céder à la compromission, pour évoluer en conscience, se bonifier, plus libre, plus lucide, donc plus heureux. Finalement, pour sortir de "l'animal". Pour sauver sa peau. Même s'il faut mourir, s'empêcher d'être détruit...

 

 

 

 

Avec cet alibi de carnet de voyage qui joue sur la magie de la distanciation et de l'illusion, c'est la crise de la modernité qui est mise en scène, avec dérision et humour, pour laisser place aux rêves. A un moment donné, dans ce qui nous est vendu comme un eden tropical, le lecteur ne sait plus s'il est dans le rêve ou la réalité. Cette forme de mélange, entre réel et imaginaire fantasmagorique est quelque part un jeu en trompe l'oeil qui ne peut que provoquer un vertige, celui de soulever des questions pertinentes à partir de ces petits riens qui nous entourent et qui font la vie ou la mort. De quoi faire vaciller le système inflexible et destructeur qui nous fait danser, de parodier son absurdité, son horreur et son ridicule, de s'émouvoir de sa fragilité aussi et de sa tendresse. Même là-bas, à 10.000 km de nos grands centres prétendus civilisés, il s'agit toujours de la même humanité, celle que l'on est en train de perdre. Un voyage qui n'est finalement pas si exotique que cela...

 

 Finalement, ce livre est  un amusant tableau de moeurs, brossés sans indulgence et humour : la comédie du monde. Car, même là-bas, au bout du bout du monde, il s'agit toujours de nous. Le décalage, la distance, ou le fait que d'autres que vous soient mis en scène, et ainsi disséqués, n'atténuent en rien la morale de l'histoire. Même si les voyages forment la jeunesse, ce serait un lieu commun que de rappeler l'inutilité de se fuir. On resterait toujours, ce que l'on était : maladroit, timide, psychotique, ou libidineux. Le mérite de traiter des autres favorise la digestion, surtout que la pilule est toujours amère, et on voit tellement mieux chez les autres. Reste ensuite le meilleur de la démarche : ramener à soi la science acquise, tel Ulysse qui a fait un beau voyage.

 

Pour la forme, ces nouvelles parlent de l'Océan Indien, d'impressions métissées lointaines. À la fois insolites et paradoxales. Plus particulièrement de l'île Maurice, de La Réunion et autres Mascareignes. Mais cela n'a vraiment pas d'importance, c'est avant tout le fond qui compte. Ce livre est pour Malcolm de Chazal...