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nouveauté
Editions BSC publishing
224 pages - 12 x 19 cm
18 €
Ce texte met en scène dans une dramaturgie paroxysmique les passions et les vices des hommes, leurs coups de sang, les dégâts occasionnés et leur purgation expiatoire. Différents tableaux décrivent dans un décor dantesque des personnages romanesques, hauts en couleur, teintés d’humour et de gouaille rabelaisienne, voire submergés d’amour et d’érotisme. Un voyage en absurdie submergé par le monde obscène de l’éros.
L’écriture est exaltée à l’extrême. Le goût du verbe omniprésent. La plume vigoureuse, jouant de calembours lyriques et autres divertissements stylistiques. Avec une prose enflammée et incantatoire, le verbe chante une sorte de chant allégorique et érotique où la bête à Bon Dieu est loin d’être une coccinelle…
Il s’agit d’un homme. Il n’a qu’une arme magique : son muscle mâle. Son origine : la faute. Bien sûr, celle des autres. Son déterminisme : les femmes. Sa liberté : la révolte. Donc, la licence. Finalement, un destin de bouc émissaire. Avec une folie héroïque, divagant d’orgies et d’extravagances pour coïts exaltés, il tient le premier rôle : celui de victime de choix. En vedettes américaines : des femmes en rut, et leur produit : l’homme. En vedette espagnole : une sirène et son pistil. Tout est dit de sa vie affective et de son destin : putain et maman seront son horizon alternatif. Sa vie : un théâtre. On n’y jouera qu’une seule représentation : la maman, la putain, et le petit cochon. Que du karmique. Dieu est le régisseur du théâtre, il compte les points et attend l’inéluctable.
Tout autant lumière que ténèbres, la maîtresse interdite incarne le canal de la prostituée. « la louve » satanique. Voici l’enjeu diabolique de la tentation ; sûrement les atours du piège pour creuser les instincts jusqu’à l’idéal. C’est la femme des grandes apocalypses. Un péché ambulant.
La « maman », épouse-mère, incarne quant à elle une sorte de matrona honesta et pudor qui défend l’ordre établi et castrateur par tous les moyens prostituables, toujours au risque de se perdre.
Confronté à ces deux archétypes ennemis, l’homme qui reste désespérément peccable succombe aux secousses de la viande dans un délire érotique. Les femmes conduisent l’intrigue en reines phalliques, rivalisant de séduction et d’envoûtement pour conserver le monopole de l’utérus.
C’est donc une histoire de bonnes femmes au cul percé et à la toison humide, infestées de mille démons, dans le quel notre héros quasi métaphorique se retrouve par déterminisme confronté aux bonheurs et aux affres de la transgression.
L’unité de lieu se situe dans l’ordinaire du vécu, un univers à la six-quatre-deux abandonné aux vices abrasifs et cyniques d’un idiot égocentrique, dont les interventions déclenchent les bas-fonds de la personnalité, les péchés capitaux rampants. C’est dans ce bain de chaos de noces animales que se joue ce combat entre pureté et perdition. Dans une relation d’anéantissement où l’issue purificatrice sera tarpéienne.
Dans cette histoire de dingues, les renversements sont inattendus, magiques, et inéluctables, puisque chacun est conduit par où il pèche, terrassé dans ses propres perversités, aux confins de l’excès, tout près de Dieu. Finalement, ce conte de fées, embrumé d’un subtil voile de sperme vaporisé, se termine comme il avait commencé, sur une condition engloutie.
Traçant une voie qui irait vers la liberté, par excès de liberté dans la licence et, par plaisir retourné, dans la mystique de soi, l’homme peut surgir à l’horizon de l’Autre, où l’Autre n’est que le tragique sosie qui lui renvoie un plaisir redoublé en écho. Dieu. La Chute à l’histoire.
Même si l’amour reste l’unique certitude, une fondamentale de vie, ce morceau de vérité demeure souvent la révélation de deux solitudes qui généralement se suffisent à elles-mêmes, comme un vain jeu de miroir. Souvent encore, comme le revers d’une peau de chagrin, il peut être subversif selon l’usage, parce que création et destruction se fondent dans l’acte d’amour comme deux vrais jumeaux Chaque passion fait vivre et croître. Engage et détruit toujours. Heureusement pour les Autres, le bouc est là comme un agneau, en l’absence de ses frères, né sans espoir ni terreur, pour assumer le châtiment d’avoir été créé pour le meilleur de tous, uniquement pour cette vilaine chose.
Comme disait Thomas d’Acquin, définissant Satan, la « bête » se justifie par ce que Dieu veut en faire, et ce, quelle que soit sa nature : sacrifiée, tentatrice, ou animale, Finalement, un « moyen » de rédemption.
La Presse :
« Quelle fraîcheur dans ce recueil de nouvelles où l’île Maurice est revisitée avec modernité et allégresse par une plume poétique acidulée. En prime, un bel hommage à Malcolm de Chazal. »
« Un livre d'une finesse rare ! »
« 160 pages de bonheur ! »
« Un livre exalté qui flotte à équidistance entre style et narration »
« Le plus difficile dans l'art de la nouvelle c'est de maîtriser l'art de la brièveté. Ce qu'Albert Champeau réussit avec brio »
extraits
DEPUIS TOUJOURS ET A JAMAIS
Page 17
" L’amour ou son illusion, cueillis ne serait-ce qu’un instant éphémère, étaient pour lui un éternel présent, une présence indestructible. L’échec de l’amour idéal n’est nullement son reniement. Son éternité suffit. Cet amour-là est compassion, maturité, et ne connaît ni la souffrance, ni l’attachement. Seule, la paix du bonheur rassasié, un instant éternel.
Aimer, n’est-ce pas rester dans la solitude, sans jamais la contraindre, lui laissant l’envergure de la liberté de la mer ? N’est-ce pas juxtaposer deux solitudes éperdues face aux flots du quotidien ? N’est-ce pas, encore, supporter le vide de l’autre, ce grand silence du dénuement, son désert qui sous-tend un désir fou sans corruption, tel ce qui vous est donné et repris dans le même mouvement de Dieu ?
L’anse des Cascades se refermait sur Philomène RICHEFEU, l’enserrant dans son heureux labyrinthe : la lumière et l’obscur, donnés à la fois en Daphné ROYAL, au large des brisants. L’amour malgré la mort. "
MALCOLMLAND - LE PAYS DU ZOZO
page 78
portrait de Malcolm de Chazal
" Les pensées inspirées, ça fait taire le tumulte du monde de la matière, la comédie humaine, l’indifférence. La pensée ingénieuse féconde, ouvre sur la transcendance, elle nous sort du désert des sens perdus. Et elle apporte la force de s’arracher. Et elle vous élève. Le poète enlève d’un côté et donne de l’autre. Il retire de l’ombre et vous enrichit de pure lumière. La vision est volupté. Qui devient orgasme. Sommet de fraîcheur. Grâce à lui, tout est vivant, comme au Paradis. Tout parle par sa lumière, sa couleur. Quoi de plus merveilleux que cette musique des sphères, ces paroles qui zozotent dans les airs comme un solfège de lumière, achevant de mûrir de simplicité. Ça va plus loin que des mots sertis à l’or fin, c’est de l’éternité murmurée. Mais combien sont-ils à l’entendre ? "
L’ILE FLOTTANTE
page 55
" Le souffle qui parcourt le vide paraît moite et iodé. L’odeur coule aux narines comme les diamants au ruisseau. C’est peut-être un soupir exhalé du Saint-Esprit, mais on sait en vérité de Dieu qu’il vient des airs changeants et de la mer opaque ; qu’il porte dans son cœur bien sec quelques larmes d’embruns mêlées à des émanations musquées de goémons et crustacés à l’interminable décantation, et qu’il a un joli nom chuintant à l’exquise douceur : Alizé pour vous servir.
Annoncée par un chant de frégates du Pacifique très haut perdues, nos amis les alizés sifflent au creuset d’azur un petit air qui chante la vie des sphères. Ils jouent à décoiffer les âmes qui regardent d’en haut les misères du monde et profilent bas ceux qui regorgent d’orgueil dans leurs flancs. Parfois, ils viennent se faire frissonner à écouter aux portes ce que les hommes chuchotent, balançant en représailles leurs bateaux et soulevant les jupes des femmes. Sur le rivage, jolie brise, petits moutons isolés, les filaos ont épousé l’allure dominante comme les paillassons s’abaissent humblement devant des supérieurs, se penchant sans rompre jusqu’au ridicule. On les prendrait presque pour des bulles de savon accrochées à un roseau pensant."
TOURISME VERT
page 75
" Tout en chantonnant pour charmer les Ondines du lieu, le ciel s’est fendu et, sur une sente, Roshan a glissé. Bêtement. Terrassé par un piège de l’Eternel. La Nature l’a fait tomber. La Nature n’a rien fait pour le retenir. Elle nous l’a abîmé contre la chair nue d’un badamier. Ces cascades de Tamarin, il a dû les descendre plus de deux mille fois, mais c’est paradoxalement sur un chemin de ronde aux cailloux mauvais qu’il est entré au panthéon des alpinistes, sa terre promise.
Lui fallait-il donc revivre la chute originelle, heurtant de plein fouet sa terre natale, pour aller au ciel dans la plus belle fleur de l’âge ; toucher ainsi la sensation de liberté, libre plus que l’air, un instant si court ? Roshan s’en est allé par le bas, à la vitesse d’un épervier fondant sur la proie d’un destin inattendu, dans l’or de la simplicité et de la grâce qui l’emplissaient naturellement. Sans un cri. Tout de silence vêtu. Quelque chose du ciel le désirait pour grandir les rangs de lumière dans les jardins de Dieu. La légèreté de son âme a simplement rebondi sans mal sur le badamier dans un froissement d’ailes et de plumes, puis s’est élancée dans la clarté d’un ciel blanc, au-dessus du chaos, comme le ferait une mésange enfin libérée de sa cage. "
SENTIMENT TROPICAL SUR L'INFIME : introduction.
Amis lecteurs - me voici, quelque part, un peu obligé de vous caresser dans le bon sens, sinon à quoi servirait-il de parler s’il n’y a personne pour entendre…- ce livre est révolutionnaire, non par son contenu ou son style qui est simplement le mien, mais par sa face cachée. Il s’agit, en apparence, d’un recueil de nouvelles qui pourrait s’apparenter à un carnet de voyage, mais c’est bien plus que cela, puisqu’il s’agit de notre destin, de notre salut. Voici un amusant tableau de mœurs, brossés sans indulgence et humour : la comédie du monde.
Même là-bas, au bout du bout du monde, il s’agit toujours de nous. Le décalage, la distance, ou le fait que d’autres que vous soient mis en scène, et ainsi disséqués, n’atténuent en rien la morale de l’histoire. Même si les voyages forment la jeunesse, ce serait un lieu commun que de rappeler l’inutilité de se fuir. On resterait toujours, ce que l’on était : maladroit, timide, psychotique, ou libidineux. Le mérite de traiter des autres favorise la digestion, surtout que la pilule est toujours amère, et on voit tellement mieux chez les autres… Reste ensuite le meilleur de la démarche : ramener à soi la science acquise, tel Ulysse qui a fait un beau voyage.
Pour la forme, ces nouvelles parlent de l’Océan Indien, d’impressions métissées lointaines. A la fois insolites et paradoxales. Plus particulièrement de l’Île Maurice, de La Réunion et autres Mascareignes. Mais cela n’a vraiment pas d’importance, c’est avant tout le fond qui compte.
Avec la première nouvelle : L’Oiseau de Paradis, je ne savais pas vraiment où j’allais, ni ce qui m’attendait sur la route inattendue de l’inspiration. La « prouesse » que je m’étais fixée consistait à rédiger deux ou trois feuillets dans un style un peu absurde, voire farceur. Histoire de me faire plaisir et de séduire un petit cénacle de critiques. Très vite, je me suis rendu à l’évidence que j’allais puiser dans l’insignifiance de la vie, dans ce qu’elle avait de plus innocent ou de profondément médiocre, pour en faire un magnifique pied de nez, ramenant cet infime à une dimension essentielle, plus profonde que l’apparence. Ces textes étaient construits comme des sketchs irrationnels, mâtinés de jeux de mots et d’élans poétiques, parfois, avec une violence corrosive, délivrant le feu d’une prise de conscience, d’un sentiment d’insurrection ou d’insoumission au monde. C’est un sentiment qui vous saisit au ventre. Là où vous êtes. Parfois sous les Tropiques. C’est une conscience claire et affective sur la bêtise organisée. C’est aussi, grâce à Dieu, une émotion intuitive sur les rêves d’amour, des sentiments premiers sur la beauté des paysages, ou encore une indignation sauvage sur la cruauté des relations de pouvoir. Ce sentiment tropical laisse la place à la tendresse de la vie, à ces pensées solides dénichées dans l’infime du quotidien, où l’humour et l’absurde contemplent le dérisoire. Quels que soient les lieux visités, la vérité se tient dans la nuance.
Pour moi, le meilleur travail se fait et se reçoit quand cesse le bruit du monde, dans le silence d’un léger assoupissement. Parfois, ça grouille toute la nuit. Mais tant pis pour la bête ! L’Esprit gouverne, et les idées surgissent, fugaces, avec effervescence. L’expérience conseille de consigner au fur et à mesure, car tout s’efface ensuite avec le sommeil. Ce n’est qu’en écrivant la dernière nouvelle, dans le feu de cette inspiration nocturne, que le véritable sens de ces écrits s’est fait connaître. Et surtout, la raison souterraine qui était à l’œuvre. Est-on si libre que cela dans les actes de création ?
Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai pensé au pays du zozo. Un clin d’œil au Dodo, ce gros imbécile d’oiseau, disparu par manque de conscience. Comble de complicité avec les Seigneurs de l’Inspiration, puisque ma première nouvelle écorchait le Dodo, le serpent se mordant la queue.
Jusqu’à présent, je m’étais égaré avec d’autres titres, plus ou moins littéraires et au-dessus de tout soupçon : Le Dodo lé là ou Le chant des tropiques.
Le pays du zozo, ce n’est pas le monde moderne, car il n’a rien de moderne, c’est notre monde : obscurantiste et décadent, et ce n’est vraiment pas la peine d’aller à 10.000 km pour s’en convaincre. C’est l’Île Maurice, prise comme échantillon de notre planète. Un petit monde traversé par une comète : un être bien en chair, hors normes, prophète et artiste, illuminé, inclassable, radical : Malcolm de Chazal. Pour ses contemporains, c’était un zozo. Un drôle d’oiseau ! Un original, comme on dit trivialement de quelqu’un, quand ses faits et gestes nous dépassent. Délicieux détail, Malcolm de Chazal avait un cheveu sur la langue, donc zozotait…
Ce pays du zozo, c’est donc un zozo contre tous. Un être entier, fascinant, bouleversant, qui a osé un choix de vie radical : la liberté, l’engagement, le combat de la conscience, la lucidité. Lui seul, ou presque, détient la vérité et ne cesse de la proclamer.
Il y a bien sûr d’autres personnages remarquables dans l’histoire des lieux, comme il y a bien sûr des gens bien partout, même parmi les colons, les hindous, les créoles, les chinois, les zarabs, les malgaches, voire les anciens esclaves, mais, la prise de conscience amène à constater que, parmi l’ensemble de ces communautés qui représentent finalement un échantillonnage du monde entier, peu mènent une vie sous le soleil de la conscience, peu vivent dans un espace qualifié, peu sont authentiques, peu cultivent la logique, si ce n’est la canne à sucre. A bellement parler… C’est toujours, et partout, le règne de la quantité, du rendement, de l’exploitation, du mensonge, plutôt que de la qualité ou de la vérité.
Une voix s’est élevée très tôt, dans les années 40, pour alerter. Et quelle voix ! Une voix reconnue par les intellectuels du moment : André Breton, Jean Paulhan, André Masson, Georges Bataille, Léopold Sédar Senghor, Francis Ponge, André Gide, René Guénon, Merleau-Ponty, Georges Duhamel, Jacques de Lacretelle… Mais que peuvent-ils, si ce n’est que résister et poindre aussi, puisque, paraît-il, la Lumière a autorité sur les Ténèbres et s’impose toujours au final… Malcolm de Chazal était comme un sphinx, toisant l’humanité de ses excès, incarnant ses commandements : savoir, vouloir, oser, se taire. Malcolm de Chazal avait la connaissance, par infusion, par hérédité, par acquis personnel, qu’importe ! Il a eu le courage de vouloir : la persévérance d’une vie à refuser le monde en l’état. Et il a osé sa vie, osé exprimer ses convictions. Et grâce à Dieu, il ne s’est pas tu. Et il y a cru jusqu’au bout, malgré la vindicte de ses compatriotes, ceux qu’il voulait concerner, pour leur propre salut.
Lorsque je suis venu m’installer à l’Île Maurice, avant le lagon et les dhall puri, bien avant même le séga, les contrefaçons textiles et les palaces, je n’avais d’intérêt que pour Malcolm de Chazal. En écrivant ce dernier texte comme un hommage, c’est là que la dernière pièce du puzzle s’est agencée et que l’ensemble est soudain devenu cohérent, légitimé. A l’instar de Chazal et de son expérience affective du sacré avec les esprits de la Nature, lorsqu’une fleur d’azalée qu’il regardait s’est mise à son tour à le regarder, je me suis aussi senti écrit.
On m’avait roulé dans la farine, me laissant écrire au petit bonheur la chance, comme un exercice de style inoffensif. Sans m’en rendre compte, les Seigneurs de l’Inspiration m’avaient amené exactement là où ils le voulaient, depuis le début de cette aventure. Tout se refermait sur moi, tout se trouvait renversé. De la même manière que la réversibilité chazalienne : j’étais écrit ! Moi aussi, il m’avait fallu gravir la montagne pour voir ce qu’il y avait en dessous. J’y ai vu l’envers, puisque ce qui est en Haut est comme ce qui est en bas. Revenant sans cesse sur l’ouvrage pour ciseler les phrases, c’est là que j’ai finalement intégré le fil conducteur de ce livre. Par l’intercession de l’écrit, je communiais avec Malcolm de Chazal. Les mots devenaient le réceptacle de sa pensée.
Ainsi donc, Amis lecteurs, la quintessence de ce livre de « sketchs » est de vous alerter. Par des anecdotes apparemment banales, inoffensives, triviales, vous amener, si ce n’est déjà fait, à prendre conscience que rien ne va plus. Le moment est sûrement grave, comme la vie est grave et dérisoire. Ce n’est pas une jérémiade supplémentaire, ni une condamnation culpabilisante, il s’agit juste de se délasser le muscle du lâcher prise, avec humour et conscience.
L’humour, ce suprême sourire jaune des initiés, celui de La Joconde, reste salvateur, moyen de survie au cœur du cyclone. Et tel le coq français qui chante toujours « les deux pieds les deux mains dans la merde » - ce que n’a su réaliser le Dodo – chantons la vraie vie ! Car il s’agit de fleurir son incarnation. D’arrêter de subir et de gémir, pour Agir. De prendre sa Destinée en mains. De s’appliquer un mode d’être absolu et de ne pas céder à la compromission. D’évoluer en conscience. De se bonifier : plus libre, plus lucide, donc plus heureux.
Finalement, de sortir de l’animal. De sauver sa peau. Même s’il faut mourir, s’empêcher d’être détruit.
Ce livre est pour Malcolm de Chazal.